Expositions temporaires

Navire général | Myriam Lambert

Du 31 janvier au 26 février 2017

 

Myriam Lambert explore principalement le thème de l’identité par le biais d’interventions dans des lieux de mémoire. L’œuvre Navire général se veut  l’empreinte identitaire de la ville où elle est exposée. Elle se modifie à chaque présentation afin d’évoquer l’histoire de la communauté. Par des rencontres avec les citoyens, un ou plusieurs objets sont sélectionnés et intégrés à l’installation.  À la fois poétique et très possiblement politique – dépendamment de l’objet sélectionné –, cette œuvre évoque la ville, ses habitants, son histoire et son appartenance.

Ce projet a été réalisé dans le cadre d’une commande d’œuvre d’art médiatique du Printemps des Poètes (rebaptisé Bureau des affaires poétiques) dans l’objectif de réaliser une installation cinétique à partir des textes issus d’un atelier de création littéraire au centre Jacques-Cartier à Québec. Ayant participé à ces ateliers, Myriam Lambert a remarqué que chaque participant évoquait le rapport à l’Autre par des allégories figurant les océans, les moyens de défense, la solitude et/ou une certaine offensive. Elle s’est donc inspirée de ces textes pour conceptualiser son installation. Dans la poursuite de cette démarche artistique, Myriam Lambert souhaite laisser l’œuvre s’imprégner des lieux de diffusion afin qu’elle devienne une métaphore identitaire de ces endroits

Nataq | Yves Paquin  

Du 22 novembre 2016 au 22 janvier 2017 

Yves Paquin a réalisé une série de huit tableaux, inspirés de la chanson Nataq de Richard Desjardins. Cette chanson d’amour raconte l’histoire d’une femme inuit en survivance, qui parle à son homme. Elle le supplie de quitter la savane pour aller accoucher de son enfant, sur des terres plus clémentes, en tentant la grande traversée.

La recherche iconographique d’Yves Paquin puise son inspiration dans les symboles, les traditions et dans l’univers spirituel de l’imaginaire des Inuits, représentés dans les estampes et les sculptures. Son style graphique, épuré et volontairement dépouillé, emprunte à l’art inuit sa naïveté des formes, tout en voulant conserver une facture visuelle contemporaine. Ses images à la fois primitives et allégoriques évoquent avec émotion et contraste toute la sensibilité et la force d’écriture de Richard Desjardins.

MEMENTOS | Odette Théberge 

Du 20 septembre au 30 octobre 2016

L’autodafé est une protestation.

Au cours de l’histoire, cet acte a été utilisé pour protester, pour censurer, pour bannir, faire table rase des liens du passé. Dans la société actuelle aussi on détruit les livres.

D’abord tous ceux qui ne sont pas vendus et qui passent au pilon, ensuite tous ceux qui sont brûlés ou jetés, faute de place, sans considération pour l’intérêt qu’ils peuvent présenter.

À l’heure où l’écrit se dématérialise, où les romans se consomment sur des tablettes tactiles, les œuvres choisies ont le mérite de rappeler que les livres sont des objets matériels. Le contact du papier et son odeur, le bruissement des pages que l’on tourne sont les compagnons de toujours du plaisir de la lecture. L’objet livre, l’objet culturel, l’objet de collectionneur, ce livre qui renferme tous les mots que l’on aurait voulu dire.

LE TEMPS DU PAYSAGE | Hélène Dorion 

Du 28 juin au 15 septembre 2016

Le livre d’Hélène Dorion, Le temps du paysage (Éditions Druide), constitue une traversée des brouillards que la vie installe parfois devant nous comme des états transitoires, des passages nécessaires que les vents transformeront et dissiperont pour que s’ouvre devant nous un autre chemin.

Pour la première fois dans sa démarche créatrice, Hélène Dorion accompagne son texte de photographies qu’elle a réalisées durant un séjour en Italie et qui figurent ces moments de nos vies en suspens, ces brumes qui se dissipent lentement jusqu’à découvrir des fragments de bleu qui révèlent l’autre rive.

L’exposition Le temps du paysage présente des photographies avec textes faisant partie du livre éponyme.

PORTRAITS ÉGARÉS | Maude Poissant 

Du 6 avril au 22 juin 2016

Cette exposition rassemble vingt tableaux composés d’images d’archives non identifiées et de textes littéraires inspirés de ces images. À une époque où l’image se fait numérique et volatile, Maude Poissant a tenu à explorer, au moyen de l’écriture, le monde de l’archive photographique.

D’une part étonnée de voir tous ces clichés numériques abandonnés au monde virtuel, dépouillés de leur charge émotive, donnés aux autres, sans leur histoire et sans jamais être développés, et, d’autre part, fascinée par ces portraits dénichés dans des bazars, elle a voulu donner à ces derniers un sens nouveau par la voie de la fiction. Elle s’est donc très librement 

inspirée des photographies de ces hommes, de ces femmes et de ces enfants auxquels elle s’est attachée à force de les observer, afin de leur recomposer une vie.

L’idée n’était pas de réécrire l’instant précis où leur image a été saisie, mais bien de chercher dans les traits uniques de leur visage l’inspiration pour écrire une nouvelle histoire, d’en suivre le fil et de leur rendre hommage. 

 

QUÉBEC DANS L'EAU | François Matton

Du 4 novembre 2015 au 4 janvier 2016 

Dans ses dessins et aquarelles aux allures de haïkus, le parisien François Matton, en résidence du 1er octobre au 30 novembre, capture la magie que recèlent le banal et l’anodin. 

 

RETRANSCRIPTIONS | Simon Bertrand

Du 8 octobre au 2 novembre 2015

Depuis 2008, l’artiste visuel Simon Bertrand réécrit à la main l’intégralité de grands récits fondateurs tels que L’épopée de Gilgamesh, l’Odyssée et La Bible.

L’exposition Retranscriptions présente ces œuvres compressées sur le papier comme autant d’itinéraires empruntés par la main de l’artiste.