Retour sur la page blogues

Revue de presse du 18 janvier 2018

Le Devoir

Cahier « Lire »

23 et 24 décembre 2017

D’entrée de jeu, ce cahierdes 23 et 24 décembre présente une critique de Bleu bison de Patricia Godbout, un roman qui raconte l’histoire d’une fille faisant le deuil de son frère en revisitant son œuvre artistique.

 

Dominic Tardif réalise une entrevue avec Amélie Panneton, auteure de Petite laine, dans laquelle la jeune femme parle des liens qui unissent son emploi à la Croix-Rouge et son travail d’écriture. Dans une chronique sur le cinéma, Louis Cornellier se désole de la portée intellectuelle « affligeante » de certains films commerciaux américains en affirmant que le cinéma « a besoin de la critique pour faire vraiment réfléchir ».

 

On publie ensuite une critique élogieuse de Le musée imaginaire de Jane Austen. Une œuvre illustrée de Fabrice Colin et Nathalie Novi qui propose une immersion dans l’imaginaire de l’écrivaine du XIXe siècle. Finalement, les deux derniers livres des lauréats du prix Nobel J. M. Coetzee, L’éducation de Jésus et Patrick Modiano, Souvenirs dormants, se méritent tous deux de bons commentaires, tandis qu’Alma de J. M. G. Le Clézio reçoit une critique mitigée. Fabien Deglise lui reproche « un verbe aride, des phrases pesantes », la somme du livre formant « un tout languide qui peine à convaincre totalement ».

Nuit blanche

No 149

Hiver 2018

 

 

Nuit blanche présente Naomi Fontaine en couverture, qui a publié récemment son deuxième roman, Manikanetish chez Mémoire d’encrier. Jean Désy nous présente la jeune auteure et exprime par la même occasion son amitié pour la culture «Innue. On retrouve une présentation de Niviaq Korneliussen, auteure groenlandaise, dont le premier roman, Homo Sapienne, est « quelque chose comme une bombe queer, un texte existentiel et audacieux dans le fond comme dans la forme ».

 

Une entrevue de Michèle Bernard avec Rodney St-Éloi trace le parcours de l’écrivain et éditeur, d’Haïti à Montréal, fondateur de la maison Mémoire d’encrier. Sont fournis également des comptes rendus de trois récits de Richard Ford : Entre eux. Je me souviens de mes parents, En toute franchise et Canada. Ce dernier reçoit une appréciation mitigée de Patrick Bergeron, qui le qualifie de « récit d’apprentissage au rythme […] très lent ».

 

Finalement, un dernier article de Laurent Laplante relate le contenu de Sapiens. Une brève histoire de l’humanité de Yuval Noah Harari, lequel « ne verse[rait] ni dans la précipitation ni dans le résumé caricatural ». L’ambitieux projet de Harari se poursuit avec la parution récente de Homo Deus. Une brève histoire de l’avenir chez Albin Michel.

Lire

No 461

Décembre 2017 et janvier 2018

 

 

Le magazine Lire offre ce mois-ci en page couverture un palmarès des 20 meilleurs livres de l’année. Y figurent en tête et ex aequo, Aux confins du monde, du Norvégien Karl Ove Knausgaard, et Classé sans suite de l’Italien Claudio Magris. L’ouvrage de Knausgaard est le quatrième volume d’une hexalogie magnifiant le quotidien du passé de l’auteur. Il y relate les premières années de sa vie adulte comme enseignant dans un petit village de pêcheurs de 250 âmes. Le livre de Magris, de son côté, est une fiction racontant le rêve visionnaire d’un collectionneur d’armements de créer un « Musée total de la Guerre pour l’avènement de la Paix, visant la désactivation de l’histoire ». De reconstitutions historiques en réflexions humanistes, l’auteur y use d’une fiction « [éveillant] les mémoires et consciences par tous les moyens romanesques ». Le dernier roman de Margaret Atwood, C’est le cœur qui lâche en dernier, figure également au palmarès, dans la catégorie SF/Fantasy.

 

Lire accorde également à Claudio Magris un entretien où l’auteur, en plus de livrer des détails biographiques et littéraires sur son œuvre, explique la genèse de Classé sans suite. La chronique On en parle de Bruno De Waele aborde le débat sur l’écriture inclusive, qui a pris de l’ampleur en France après qu’une déclaration de l’Académie française l’ait qualifiée de « péril mortel » pour la langue française.

 

Le magazine offre enfin des extraits des derniers livres de Delphine de Vigan et de Frédéric Beigbeder.

Lettres québécoises

No 168

Hiver 2017

 

 

Lettres québécoises propose un dossier illustré – entre autres par Jimmy Beaulieu – portant sur l’œuvre littéraire et musicale de Leonard Cohen. On en profite pour entamer un dialogue sur la place de la chanson au sein de la littérature. La fin de l’année est aussi l’occasion de recenser les titres incontournables parus en 2017.

 

Un cahier critique de plus de 30 pages permet de faire un tour d’horizon des nouveautés de tous les genres. Dans la catégorie « Roman », Tangvald d’Olivier Kemeid reçoit quatre étoiles pour l’originalité de sa « dimension tragico-mythologique ».  Même chose pour Aphélie de Mikella Nicol, qui, « avec ce deuxième roman […] assoit définitivement son talent ». En poésie, La dévoration des fées de Catherine Lalondeet 911 de Daniel Leblanc-Poirier reçoivent aussi des éloges.

 

La section « Vie littéraire » contient plusieurs textes, chroniques et une BD. Jean-François Nadeau présente notamment Un pays en commun d’Éric Martin en soulignant certains mérites de l’auteur, qui « convoque à sa table Fernand Dumont, Hubert Aquin, les intellectuels de la revue Parti pris, l’essayiste Pierre Vadeboncoeur, et [qui] s’attarde à l’examen de l’histoire de la pensée féministe au Québec ».

 

Le magazine se clôt finalement avec quelques textes de création.

Le Devoir

Cahier « Lire »

30 et 31 décembre 2017

 

 

Cette semaine, le cahier « Lire » du Devoir propose les douze fictions québécoises et les dix fictions étrangères qui ont marqué l’année 2017, et ce à travers les choix des chroniqueurs Fabien Deglise et Christian Desmeules. Par la suite, on retrouve deux pages consacrées à Margaret Atwood, qualifiée romancière de l’année.

 

On retrouve une critique de L’invention de la nature, qui synthétise la vie et la pensée de l’explorateur allemand Alexander von Humboldt. Le Devoir lui attribue quatre étoiles et demie. Pour sa part, La légende des montagnes qui naviguent, de Paolo Rumiz, reçoit quatre étoiles. On parle ensuite du roman Cantique de l’acacia, dans lequel l’auteur togolais Kossi Efoui aborde le désordre qui forge les peuples et leur continent.

 

Pour terminer, une page est consacrée à la romancière Sophie Bouchard qui pratique en apparence un travail éloigné de la littérature « pour aider le monde » à s’établir et s’intégrer à Saguenay.

L’Obs

No 2770

7 décembre 2017

 

 

En avant-première, L’Obs parle de la sortie en janvier de la traduction française du dernier roman de Louise Erdrich, La Rose, qui relate un drame dans le contexte de la culture ojibwa. L’écrivaine originaire de Middle Falls au Minnesota est elle-même ojibwa du côté maternel et s’est inspirée de ces traditions.

 

On accorde quatre étoiles au choix de L’Obs, La colline aux oiseaux de Jean Puissant qui raconte l’histoire « du Block 56 du Petit camp, dépotoir dévolu aux invalides » lors de la Deuxième Guerre mondiale. Quatre étoiles sont aussi attribuées à Lettres à Ysé de Paul Claudel où l’on retrouve la correspondance entre Rosalie Vetch et Claudel.

 

On parle du roman Jusqu’à la bête de Timothy Demeillers qui a pour cadre le milieu des abattoirs et offre « un texte virulent et engagé, poisseux comme le sang ». On discute aussi de L’enfant-mouche de Philippe Pollet-Villard roman qui s’inspire de l’histoire de la mère de l’auteur.

 

Au palmarès de L’Obs pour la semaine se terminant le 26 novembre, on retrouve en première position, L’ordre du jour d’Éric Vuillard dans la catégorie romans/fictions et Servir de Pierre de Villiers dans celle des essais/documents.

L’Obs

No 2771

9 décembre 2017

 

 

Dans ce numéro, L’Obs présente un entretien avec l’auteur américain Tom Wolfe. Ses propos sont recueillis à la suite de la parution de son dernier titre Le règne du langage qui traite de la théorie de l’évolution. On retrouve aussi une rencontre avec l’écrivain de science-fiction Alain Damasio.

 

Le choix de L’Obs cette semaine se pose sur Mariage contre nature de Yukiko Motoya qui jette un regard réaliste sur les relations de couple. Son roman a remporté l’équivalent du prix Goncourt au Japon en 2016. On lui accorde ici trois étoiles et on la compare avec Amélie Nothomb.

 

Du côté des récits, on attribue trois étoiles à La vie secrète des vaches de Rosamund Young. Cette éleveuse biologique du comté de Worcestershire parle de ses bêtes avec beaucoup d’attachement et d’observation.  Ensuite du côté du polar, on accorde quatre étoiles à Sous l’aile noire des rapaces de Pierre Siniac. On termine avec La symphonie du hasard, premier livre d’une trilogie de Douglas Kennedy.

 

Au palmarès de L’Obs pour la semaine se terminant le 3 décembre, on retrouve en première place L’Ordre du jour d’Éric Vuillard pour les romans/fiction et Le miracle Spinoza de Frédéric Lenoir pour la catégorie essais/documents.

 

Le Devoir

Cahier « Lire »

6 et 7 janvier 2018

 

 

Cette semaine, le cahier « Lire » du Devoir propose sept polars pour aider à braver les temps froids. On retrouve, entre autres, les comptes rendus de Deux balles, un sourire de Jean-Jacques Pelletier dont l’intrigue met en scène une escouade spéciale du SPVM, et de Il y aura des morts de Patrick Sénécal.

 

On lit ensuite la critique enthousiaste que Fabien Deglise octroie à Marisol Drouin pour son texte Je ne sais pas penser ma mort paru chez La Peuplade. Le livre est décrit comme « la mise à mort d’un projet littéraire pour en faire naître un qui célèbre la vie ». Christian Desmeules accorde quatre étoiles à l’essai Décadence fin de siècle de Michel Winock, qui porte sur le « décadentisme » de la fin du XIXe siècle français.

 

L’écrivaine May Telmissany publie en page 28 une chronique sur La librairie des insomniaques de Lyne Gareau, une œuvre qui nous renvoie selon la chroniqueuse à notre époque, « celle des grands sommeils », celle d’une conscience qui « demeure fermée aux atrocités du quotidien » et qui doit s’éveiller. Danielle Laurin présente une entrevue avec l’écrivain Olivier Adam pour parler de Chanson de la ville silencieuse.

 

Dans les dernières pages du cahier, on retrouve une entrevue de Sarah R. Champagne avec l’auteur guatémaltèque Rey Rosa, une critique de l’essai Che Guevara. Ombres et lumières d’un révolutionnaire, et une entrevue avec l’écrivaine Maude Deschênes-Pradet qui parle de son intérêt pour le yoga et de ce qu’il apporte à sa pratique de l’écriture.

Le Devoir

Cahier « Lire »

13 et 14 janvier 2018

 

 

Le cahier « Lire » du Devoir présente le Monstre de Gérard Depardieu, recueil de pensées « entre la confession et le pamphlet » que l’on qualifie d’authentique, fidèle au personnage « sauvage et libre » qu’est son auteur. On lit ensuite un article sur le renouveau des magazines littéraires québécois, puis une section spéciale consacrée à trois romans permettant de goûter la vie en Corée du Sud, à l’occasion de l’ouverture prochaine des Jeux olympiques de Pyeongchang. Une critique du roman L’homme aux deux ombres de Steven Price le présente comme un « polar violent aux élégants accents gothiques » plongeant le lecteur dans des atmosphères rappelant Arthur Conan Doyle ou Charles Dickens. Une entrevue avec Philippe More, urgentologue et poète, clôt le cahier en ouvrant une réflexion sur les liens entre médecine et écriture.

L’Obs

Nos 2772-2773

3 janvier 2018

 

 

L’Obs commence l’année en présentant une section spéciale « Ils vont faire 2018 ». Dans celle-ci, la romancière Véronique Ovaldé parle de la sortie du quatrième tome de la série L’Amie prodigieuse d’Éléna Ferrante qui est prévue en janvier et sortira en français sous le titre L’enfant perdu.

 

On présente Adam & Eve de Stephen Greenblatt, auteur de Quattrocento, qui décortique cette fois-ci le mythe de nos origines. On offre en avant-première le premier chapitre de Couleurs de l’incendie, suite attendue d’Aurevoir de là-haut de Pierre Lemaitre.

 

Le choix de L’Obs se pose sur Œuvres de Georges Perros. On parle de l’auteur qui ne voulait pas de la célébrité en disant : « Un homme, un vrai, qui prétendait à l’oubli et dont l’œuvre admirable nous rappelle à son bon souvenir ».

 

Dans les romans étrangers, on attribue trois étoiles au recueil de nouvelles Tous ces chemins que nous n’avons pas pris de William Boyd et à C’est ainsi que cela s’est passé de Natalia Ginzburg.

 

La section « Les raisons d’un succès » s’attarde sur Entre deux mondes d’Olivier Norek, qui, « plutôt qu’un polar, est un roman noir teinté d’espionnage ». On y traite des exilés qui se retrouvent « dans la Jungle de Calais » en attente d’une nouvelle vie.

 

Pour terminer, au palmarès de L’Obs pour la semaine se terminant le 10 décembre, on retrouve en première place Darker d’ E. L. James pour les romans/fiction et Le miracle Spinoza de Frédéric Lenoir pour les essais/documents.

L’Obs

No 2774

4 au 10 janvier 2018

 

 

Cette semaine, L’Obs présente dans sa section « Culture » un entretien avec Frédéric Beigbeder et Régis Jauffret, à l’occasion de leur rentrée littéraire. L’un revient avec une autofiction sur le transhumanisme, l’autre avec un livre de microfictions grinçantes.

 

Dans la section « Lire », la chronique Le choix de L’Obs porte sur le plus récent livre de Delphine de Vigan, intitulé Les Loyautés. Au rayon des romans étrangers, on peut lire des critiques des romans La guitare bleue, de John Banville et Ceux d’ici, de Jonathan Dee. Du côté des romans français, on retrouve des critiques des plus récents livres d’Olivier Adam, de Laurent Graff et de Violaine Bérot.

 

La chronique « Les écrivains » de L’Obs se penche sur Le syndrome de Garcin, de Jérôme Garcin, livre dans lequel l’auteur remonte jusqu’à la Révolution française pour raconter l’histoire de sa famille dont les membres ont pratiqué la médecine sur six générations.

 

Enfin, la rubrique « Les raisons » d’un succès est consacrée à Laisse tomber les filles, de Gérard de Cortanze, un livre dont le titre est emprunté à Gainsbourg. La critique Sophie Delassein qualifie l’ouvrage de « roman de la génération Hallyday ».