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Revue de presse du 28 septembre 2017

Les libraires

Numéro 102

Septembre et octobre 2017

 

 

 

La revue Les libraires de septembre et octobre se penche sur la rentrée littéraire. Josée-Anne Paradis ouvre le bal avec un mot d’introduction dans lequel elle avoue que Pauline Dreyfus (Le déjeuner des barricades), Amélie Panneton (Comme une chaleur de feu de camp) et le bédéiste Mikaël (Giant) font partie de son top trois.

 

Dans son éditorial, Dominique Lemieux critique Amazon pour sa nouvelle stratégie d’expansion, puis Isabelle Beaulieu présente Karine Vanasse comme libraire d’un jour.

 

En page 12, s’entame une série d’entrevues : Simon Boulerice raconte sa dernière visite chez Michel Tremblay, Claudia Larochelle s’entretient avec Lise Tremblay autour de son dernier roman L’habitude des bêtes, et Isabelle Beaulieu rencontre Alexandre Mc Cabe pour parler d’Une vie neuve. On nous propose aussi des entretiens avec Olivier Dufault, Jaroslav Kalfar, Maggie Nelson, Hervé Gagnon, Amélie Panneton, Mikaël, Colson Whitehead (gagnant du Pulitzer 2017), et Anne Villeneuve.

 

À travers cela se faufilent plusieurs chroniques et une foule de suggestions de livres qui sont ou seront bientôt en librairie.

 

L’Obs

Numéro 2755

24 août 2017

 

Le cahier Culture de L’Obs nous présente sous le titre Si noire Amérique trois auteurs américains de trois générations différentes : la jeune Brit Bennett, le quarantenaire, lauréat du Pulitzer 2017, Colson Whitehead et l’aîné John Edgar Wideman. L’Obs fait ensuite le portrait de Marc Dugain qui multiplie romans, documentaires, séries télé et films : « Ce qui m’intéresse […] c’est le rapport qu’entretient le pouvoir avec le libre arbitre. Comment des individus sont broyés par le poids des déterminismes sociaux, englués dans la chape de l’histoire. »

 

Cette semaine, le choix de L’Obs accorde quatre étoiles à Julie Wolkenstein pour son livre Les vacances construit autour d’un film inachevé d’Éric Rhomer. La section « Premier roman » attribue quatre étoiles au roman Les fils conducteurs qui campe son histoire dans la plus grande décharge électronique du monde, à Agbogbloshie. Deux étoiles sont données au livre Mercy, Mary, Patty de Lola Lafon qui s’inspire d’un fait divers américain de 1974, soit l’enlèvement et la radicalisation d’une riche héritière américaine par un petit groupe d’extrême gauche. Le roman Éléphant de l’Allemand Martin Suter retient aussi l’attention : « Martin Suter réussit, dans ce petit miracle de prose génétiquement modifiée, à donner au thriller la forme d’un roman philosophique, ou vice versa. »

 

Le Devoir

Samedi et dimanche

2 et 3 août

 

En première page, Le Devoir publie une entrevue avec l’artiste multidisciplinaire Marc Séguin qui publie, après trois romans, un recueil de poésie intitulé Au Milieu du monde. Ensuite, le « Cahier Livres » suit avec la traditionnelle recension des principales parutions annoncées pour l’automne en poésie, fiction des Amériques, fiction jeunesse, polar, fictions du monde, fiction française, bédé, essai québécois et essai étranger. Il nous offre ainsi l’effeuillage d’une rentrée littéraire qui, comme pour l’humanité qui la façonne, puise sa richesse dans sa grande diversité.

 

Le Devoir

Cahier Livres

9 et 10 septembre 2017

 

 

 

En première page du « Cahier Livres » paru dans Le Devoir de cette semaine, on peut lire un entretien avec l’auteure Véronique Grenier qui présente son nouveau livre : Chenous. À travers sa poésie, l’auteure aborde un épisode dépressif de sa vie et le spectre du suicide. Aussi, Danielle Laurin rencontre Eva Ionesco à l’occasion de la sortie de Innocence, récit de son enfance bafouée.

 

Dans un papier intitulé Faut-il vraiment que cesse la colère d’Achille?, Maya Ombasic met en relation les livres Civilisation : comment nous sommes devenus américains, du philosophe français Régis Debray, et Georges Leroux : entretiens paru chez Boréal.

 

Christian Desmeules consacre sa chronique « Premier roman » au recueil de nouvelles Le jeu de la musique paru au Quartanier. L’auteure Stéfanie Clermont mesure, à travers ses textes, l’immobilité et la renaissance. On peut lire une critique du dernier thriller de Patrice Lessard intitulé Cinéma Royal que Christian Desmeules qualifie « d’hitchcockien ». De son côté, l’auteur Mathieu Blais entraîne le lecteur « aux frontières de l’empathie » avec son plus récent livre (Sainte-Famille) publié chez Leméac.

 

Geneviève Tremblay critique le livre Souvenirs de la marée basse de Chantal Thomas, tandis que Fabien Deglise pose la question : « lire les figures imposées de la rentrée ou pas ? » en référence aux sorties des derniers Amélie Nothomb et Éric-Emmanuel Schmitt. Du côté de la fiction étrangère, on trouve une critique du quatrième tome de Mon combat, le « monstre littéraire et autobiographique » du norvégien Karl Ove Knausgaard. Intitulé Aux confins du monde, ce volume porte essentiellement sur les années d’adolescence de l’auteur. On peut également lire une critique du roman Le corps des ruines, du Colombien Juan Gabriel Vasquez, livre dans lequel l’auteur aborde la théorie du complot, jongle avec le vrai et le faux.

 

Enfin, au rayon essai, on critique Que peut la critique littéraire ? de David Dorais, ainsi que L’université. Fin de partie et autres écrits à contre-courant de Jacques Pelletier.

 

 

L’Obs

No. 2756

31 août au 6 septembre 2017

 

Cette semaine, le dossier « Lire » de L’Obs attribue quatre étoiles au roman Une mère de Stéphane Audeguy qui raconte, un an après la mort de sa mère, des souvenirs entremêlés de « petites fictions » qui se rattachent à son enfance auprès d’elle.

 

Trois étoiles sont attribuées au choix de L’Obs, le livre de Chantal Thomas Souvenirs de la marée basse, qu’on qualifie « d’autobiographie aqueuse ». En effet, elle y raconte la vie de sa mère dépressive qui ne se sentait bien que dans l’eau. La même note est donnée à Manège de Daniel Parokia, une fiction prenant place dans la France des années 1960 et racontant la rencontre accidentelle entre Matteo Bellini et son premier amour qu’il avait failli épouser 26 ans plus tôt.

 

Deux étoiles sont ensuite attribuées aux romans L’art de perdre d’Alice Zeniter et La gloire des maudits de Nicolas d’Estienne d’Orves ainsi qu’au polar Au milieu de nulle part de Roger Smith.

 

Dans la section consacrée aux livres de poche, on présente The girls d’Emma Cline, une fiction inspirée de la vie de Charles Manson et de sa secte racontant le « cauchemar solitaire de l’adolescence ». La section « Premier roman » attribue trois étoiles au livre Le presbytère d’Ariane Monnier, l’histoire de parents privant leur enfant d’une manière se voulant vertueuse, mais qui mènera à l’échec.

 

Le dossier « Souvenirs » présente deux livres qui permettent de mieux connaitre Jean-François Bizot, une personnalité française qualifiée de « bigger than life ».

Lurelu

Vol. 40 No. 2

Automne 2017

 

Le trimestriel Lurelu ouvre la saison avec un dossier sur la maladie mentale. Encore tabou, ce sujet tend à se révéler dans la littérature jeunesse avec notamment l’album Le vide d’Anna Llenas ainsi que dans les romans adolescents Ma vie ne sait pas nager d’Élaine Turgeon et Miss Solitude d’Édith Girard dont la thématique de la dépression fait office de trame de fond. Les troubles anxieux sont exploités dans Plus envie de rien! Le trouble anxieux généralisé; Monsieur TOC. Le trouble obsessionnel-compulsif de Brigitte Marleau, Ma plus belle victoire de Gilles Tibo et Geneviève Desprès, Alex. Surmonter l’anxiété à l’adolescence de la psychologue Nathalie Parent et Fines tranches d’angoisse de Catherine Lepage. Les troubles alimentaires prennent ensuite leur place avec les romans Comme une peau de chagrin de Sonia Sarfati, Seule contre moi de Geneviève Piché, Moi j’mange de Joanie Godin et le documentaire Clara. Les désordres alimentaires à l’adolescence de Vanessa Germain. Pour finir, le dossier met en lumière les troubles de la personnalité avec l’album La maison des intempéries de Lise Laporte et Ronald Fraser.

 

Le numéro poursuit avec une entrevue de l’illustratrice jeunesse Isabelle Arsenault et ses coups de cœur dont figurent, entre autres, les albums Louis parmi les spectres de Fanny Britt et Isabelle Arsenault, Racines de Marianne Ferrer, La belle histoire d’une vieille chose de Louis Émond et Steve Adam, Ils sont…de Michel Thériault et Magali Ben, et Bleu de Philippe Béha.

 

Pour conclure, Lurelu met en lumière la ville de Montréal dans la littérature jeunesse avec les abécédaires ABC MTL de Jeanne Painchaud, L’Abécédaire. Montréal en photos de Martine Doyon, Ah! Belle cité! A beautyful city de Stéphane Poulin; les albums avec As-tu vu Joséphine ? de Stéphane Poulin, Mon voisin Oscar de Bonnie Farmer et Marie Lafrance; et la poésie avec Hochelaga mon quartier de Rogé.

 

Le Devoir

Cahier Livres

16 et 17 septembre 2017

 

En première page, on trouve une entrevue avec Érika Soucy qui présente son nouveau recueil de poésie Priscilla en hologramme dans lequel elle rend hommage à sa mère. La poète nous livre des réflexions sur l’émancipation des femmes, sur l’ouverture aux autres et sur la beauté des Ski-Doo.

 

On rencontre ensuite Alice Zeniter et son livre L’art de perdre. Inspirée de la vie de l’auteure, cette fresque raconte l’histoire familiale de Naïma et invite à réfléchir à « la condition toujours actuelle des migrants », au « stéréotype du bon Arabe » et à la liberté des femmes.

 

Trois étoiles et demie sont attribuées au premier roman de Mathieu Villeneuve, Borealium Tremens, dont on salue le souffle lyrique. Cette « fable sombre et à demi-apocalyptique » raconte le périple de David, un orphelin du déluge de 1996 au Saguenay, qui vit un retour à la terre parsemé d’embûches.

 

La même note est donnée au « redoutable manifeste écologique déguisé en joyeux roman » de Bruno Massé, Creuse ton trou, qui raconte la résistance d’un village du nord du Québec face à un lobbyiste minier.

 

On critique également L’idole de Louise Desjardins, La dévoration des fées de Catherine Lalonde et Maître Glockenspiel de Philippe Meilleur. La chronique de Louis Hamelin s’attarde ensuite sur Le cœur sauvage de Robin MacArthur, alors que Christian Desmeules commente sa lecture de Cette chose étrange en moi de l’auteur turc Orhan Pamuk.

 

Côté essai, on présente Naître colonisé en Amérique, une « entreprise de démolition du PQ » signé Christian Saint-Germain, le livre La machine à tuer et Bachar Al-Assad en lettres de sang.

L’Obs

No. 2757

7 au 13 septembre 2017

 

La section Culture de L’Obs de cette semaine commence par une entrevue avec David Lagercrantz, l’homme qui a continué d’écrire la saga Millénium à la mort de son auteur Stieg Larsson. À l’occasion de la sortie du cinquième volume de cette série, il aborde les défis qui accompagnent l’écriture de ces polars dont le succès ne se dément pas.

 

Du côté des critiques, on accorde trois étoiles au roman La chambre des époux d’Éric Reinhardt, deux à Zéro K de l’américain Don Delillo, et trois étoiles à L’amante anglaise de l’Irlandais Karl Geary. Pour terminer, L’Obs propose une analyse des raisons du succès du livre Summer de Monica Sabolo.

Lettres québécoises (LQ)

No. 167

Septembre 2017

 

Le dernier numéro de Lettres québécoises s’ouvre sur un « Cahier Audrey Wilhelmy » dans lequel on retrouve des textes de portraits de l’auteure qui sont suivis de deux entretiens et d’une critique de son roman Le corps des bêtes, lequel obtient quatre étoiles.

 

On retrouve ensuite un dossier sur le « renouveau des librairies indépendantes », dans lequel Chantal Guy rencontre de jeunes libraires pour discuter du nouveau souffle qu’on observe au sein des librairies indépendantes du Québec.

 

La section « Critique » propose plusieurs présentations des dernières parutions de la rentrée littéraire. Me déshabiller n’a jamais été une tâche facile, de Jean Basile, se démarque avec quatre étoiles dans la catégorie roman. Le recueil de nouvelles Nous sommes bien seules de Julie Bosman reçoit l’éloge de Michel Lord. Pour ce qui est des polars, Où le soleil s’éteint de Jacques Côté se distingue par sa « vérité psychologique et sociale », tandis que Jours de haine d’Anna Raymonde Gazaille reçoit quatre étoiles.

 

Une rencontre avec Gaëtan Dostie, une présentation par Jean-François Nadeau des Chroniques politiques II de René Lévesque, et un texte d’Yvon Paré sur les salons du livre d’aujourd’hui se retrouvent dans le cahier « Vie littéraire ». Enfin une nouvelle de Chloé Savoie-Bernard vient clore le magazine.

Voix et images

Vol. 24 numéro 3

Printemps/été 2017

 

 

 

 

 

Le numéro propose un dossier intitulé « Les genres médiatiques dans le Québec du XIXe siècle : essais de poétique». Le dossier s’attarde à la période 1850-1900, période riche en transformations durant laquelle s’installent proprement des genres médiatiques (reportage, chronique) qui entretiennent d’étroits liens avec la littérature. On y retrouve, entre autres, des articles signés par Guillaume Pinson, Vincent Lambert, Mylène Bédard et Lucie Robert.

 

Patrick Thériault présente quant à lui une étude intitulée Un hommage « colloquialement » distingué. « Le tombeau de Charles Baudelaire » de Nelligan.

 

La chronique « Essais/études » propose un texte de Krzystof Jarosz à propos de l’essayiste Yvon Rivard, ainsi qu’un texte de Jonathan Livernois consacré aux correspondances d’Arthur Buies.

 

Du côté de la chronique « Roman », on peut lire un article intitulé « Fiction et politique », dans lequel Ching Selao critique d’abord le roman Les empocheurs d’Yves Beauchemin, puis le recueil de nouvelles Des femmes savantes de Chloé Savoie-Bernard.

 

Dans l’article « Le poème retourné contre soi », Denise Brassard présente les livres La main hantée de Louise Dupré, Vertiges de l’hospitalité de Mélanie Landreville, et Les espaces de Jean-Simon Des Rochers.

 

Enfin, Lucie Robert présente « le monde comme un théâtre », dans la chronique « Dramaturgie », s’attardant au passage à Le réel et le théâtral de Naïm Kattan et à l’œuvre dramatique d’Anne Hébert.

 

L’Obs

Numéro 2758

20 septembre 2017

 

L’Obs présente cette semaine un entretien avec l’auteur britannique Ken Follett faisant suite à la publication de son dernier roman Une colonne de feu. On parle ensuite de l’écrivain Grégoire Bouillier qui revient avec Le dossier M, livre 1 après dix années d’absence de la scène littéraire.

 

Cette semaine, le choix de L’Obs se porte sur Toutes les familles heureuses de Hervé Le Tellier. On poursuit avec le roman de Pierre Ducrozet, L’invention des corps; quatre étoiles lui sont attribuées par Grégoire Leménager. Le polar Nulle part sur la terre attire l’attention ainsi que le roman de Kamel Daoud Zabor ou les psaumes.

 

On présente aussi Fief, premier roman de David Lopez en lui accordant trois étoiles.

Au palmarès se terminant le 3 septembre, on retrouve, en première place des romans, le dernier Amélie Nothomb Frappe-toi le cœur et, pour les essais, La vie secrète des arbres de Peter Wohlleben.

 

 

 

 

Le Devoir

Samedi et dimanche 23 et 24 septembre 2017

En première page de la section « Livres », on retrouve une entrevue avec un jeune auteur… de 72 ans! En effet, André Hamel publie son tout premier roman, Mourir d’oubli, « livre de souvenance qui s’organise autour de la ville de Grand-Mère ».

 

On poursuit avec une rencontre entre le dramaturge Olivier Kemeid, directeur du théâtre de Quat’Sous et le navigateur norvégien Peter Tangvald. Cette rencontre, faite lors d’un voyage en mer en avril 1986, a marqué le dramaturge au point de lui inspirer le roman Tangvald. L’histoire raconte la vie méconnue de ce navigateur qui aura trouvé le goût de l’évasion dans les décombres de la Deuxième Guerre mondiale.

 

Dans les pages qui suivent, on peut lire, entre autres, une entrevue avec Olivier Sylvestre présentant son roman Noms fictifs, gravitant dans l’univers de la toxicomanie. Par la suite, on y retrouve Naomi Fontaine et son livre Manikanetish. Ce roman « fait murmurer l’espoir des mots sur une tragédie silencieuse », celle de la vie des élèves d’une école de la Côte-Nord, au centre de la réserve autochtone Manikanetish. Simone au travail de David Turgeon, écrivain aux inclinaisons politiques, est un roman-prétexte aux digressions jubilatoires, qui laisse saillir au passage l’exaspération envers les patrons misogynes et les milieux de travail étouffants. L’Algérienne Kaouther Adimi signe un troisième roman à voix multiples, Nos richesses, entre passé et présent.

 

Pour finir, un article de Véronique Côté sur le livre d’Éric Plamondon, Taqawan. Ce nouveau roman a pour toile de fond les évènements survenus à Restigouche en juin 1981, impliquant 550 policiers et les pêcheurs Micmacs de l’endroit.

 

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