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Dominique Lemieux

La rentrée à la Maison
7 septembre 2018

Septembre sent bon. La rentrée scolaire traîne une odeur de terre humide, de crayons de bois finement taillés, de livres neufs. Les effluves de café se frottent à celles de plats mijotés avec les légumes du jardin. La fraîcheur du matin accueille les enfants qui commencent à retrouver un semblant d’horaire.

 

Septembre nous oblige à ranger les livres dévorés pendant l’été. Parmi mes favoris de la saison, je pense à Qui a tué mon père d’Édouard Louis, à mes relectures de Jacques Brault, à Home de Toni Morrison, au magnifique La fatigue des fruits de Jean-Christophe Réhel, à la fin du cycle grandiose d’Elena Ferrante, à ce Jour d’avant du grand Sorj Chalandon dont m’avait parlé en bien un Ami de la Maison rencontré ici et là au fil de nos événements et, surtout, surtout, Les fous de Bassan d’Anne Hébert qui traînait dans ma bibliothèque depuis trop longtemps et que j’ai avalé d’un coup, émerveillé par tant de maîtrise. Ranger donc, puis préparer la suite en parcourant avidement les listes des parutions de l’automne en quête de nouvelles découvertes.

 

Septembre à la Maison de la littérature se déclinera aussi sous les couleurs de la rentrée. Ce sera le temps de la dictée (imaginée par Simon Boulerice, elle promet!), le bonheur des lectures obligées (on en débattra dans le cadre de nos clubs de lecture), le moment des nouveaux défis (pourquoi ne pas chercher à maîtriser l’art de conter?), la traversée d’univers hétéroclites (de Marie Darsigny à Martine Delvaux) et le retour de valeurs sûres (les soirées de slam, les rencontres du Poète en robe de chambre, le jeu-questionnaire 30 arpents de pièges…).

 

J’ai toujours aimé septembre, et ses journées bien remplies. Le soleil qui se couche plus tôt et qui se gorge de promesses pour les lendemains à construire.