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Faire rêver le monde

Depuis mon arrivée à la Maison, je suis fasciné par les nombreuses interactions fructueuses développées ou cultivées avec des individus ou institutions de partout sur la planète.

 

Les visiteurs viennent de partout – oui, les touristes sont vraiment nombreux au cœur du Vieux-Québec! – et leurs accents nous font voyager. On se laisse chaque fois charmer par leurs exclamations joyeuses lors de la découverte des lieux et leur enthousiasme devant le grand respect patrimonial. Les groupes de Coréens défilent, les Américains bifurquent ici avant de visiter nos voisins du Morrin Centre, les Sud-Américains succèdent aux Chinois ou aux Français : la Maison séduit.

 

C’est sans compter les délégations officielles qui visitent le lieu pour s’inspirer, pour côtoyer un modèle distinctif dans la valorisation de la littérature. Entre une délégation du Maroc ou du Pays basque, nous accueillons fréquemment des représentants officiels de la France, de la Suisse, du Canada anglais, de l’Angleterre… Chaque fois, la richesse des activités proposées et le caractère rassembleur et innovant du lieu impressionnent. La Maison fait rêver. 

 

Les acteurs du milieu du livre québécois ne connaissent peut-être pas toutes les retombées d’un lieu comme le nôtre : un point de contact privilégié entre les visiteurs internationaux et le travail des créateurs québécois. Faut-il rappeler que la collection de la bibliothèque est presque exclusivement québécoise et qu’elle fait la part belle à la poésie, au théâtre, à la bande dessinée et à la science-fiction d’ici? Et que dire de la riche programmation – d’ailleurs, le dévoilement récent des prochains événements démontre la place importante qu’occuperont les auteurs de renom Michel Tremblay, Réjean Ducharme, Dany Laferrière. En parallèle, le foisonnement du travail des auteurs de la relève occupe une place de choix dans notre quotidien. Autre aspect important, l’exposition permanente consacrée à la littérature québécoise constitue une porte d’entrée magnifique au travail des écrivains d’ici. Enfin, l’accueil d’auteurs en résidence venus d’ailleurs nous fait rayonner à l’étranger : il suffit de regarder l’impact en Algérie de la capsule réalisée avec notre résidente de janvier et février Nassira Belloula, et les contacts entretenus avec nos anciens résidents parsemés dans différents lieux de la francophonie.

 

Les discussions se multiplient. Les liens se créent. Et la littérature québécoise ne s’en porte que mieux. Notre Maison est bien installée sur son territoire avec des portes grandes ouvertes sur le monde.