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100e anniversaire d’Anne Hébert

La poète, romancière, dramaturge et nouvelliste Anne Hébert est née il y a cent ans, le 1er août 1916, à Sainte-Catherine-de-Fossambault (aujourd’hui Sainte-Catherine-de-la-Jacques-Cartier). Fille d’un critique littéraire respecté et d’une mère passionnée de théâtre, Anne grandit dans une famille favorable au développement de son talent littéraire. Proche de son petit-cousin, le poète Hector de Saint-Denys Garneau, et inspirée par les membres de la revue La Relève, elle s’intéresse à l’écriture dès l’adolescence.

 

On retrouve tôt dans ses œuvres les thèmes et les cadres qui se développent ensuite tout au long de sa carrière. Notamment un imaginaire peuplé des paysages naturels de ses vacances de jeunesse, une dynamique entre réalisme et symbolisme, passion et violence, roman et poésie.

 

En 1942 paraît son premier recueil de poésie, Les songes en équilibre, qui lui vaut le troisième prix au concours Athanase-David. Suit un recueil de nouvelles, Le Torrent, en 1950, publié à compte d’auteur. Les éditeurs canadiens-français craignant la part subversive de son contenu refusent de le publier. Anne Hébert travaille également à l’Office National du Film de 1950 à 1954 comme rédactrice d’émissions radiophoniques. Elle est alors la première femme scénariste de la société d’État.

 

En France, son œuvre n’est pas confrontée à la même censure qu’au Québec. Elle y publie Les Chambres de bois en 1958 aux éditions du Seuil, après un séjour parisien financé par la Société royale du Canada.

 

Elle se fixe définitivement dans la capitale française en 1965, y réalisant une longue carrière, entre poésie et roman. Ses nombreuses œuvres primées lui permettent de vivre de son écriture. C’est avec Kamouraska (1970), adapté au cinéma par Claude Jutras, qu’elle connaît un premier grand succès. Suit Les enfants du sabbat (1975) qui obtient un premier Prix du Gouverneur Général. C’est avec Les Fous de Bassan (1982) qu’elle obtient le Fémina, devenant la deuxième Québécoise à remporter un grand prix littéraire. L’Enfant chargé de songes (1992) lui fait décrocher un second Prix du Gouverneur Général. Ce palmarès romanesque, ici incomplet et toutefois impressionnant, ne doit toutefois pas occulter une riche œuvre poétique et théâtrale.

 

De retour à Montréal en 1998, elle décède le 22 janvier 2000.

 

Considérée comme l’une des plus grandes auteures québécoises du XXe siècle, Anne Hébert a créé une œuvre phare qui se tient hors des conventions de son époque. Découvrez ou redécouvrez-là à travers l’exposition En toute liberté!

 

Jean-Philippe Marcoux-Fortier

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