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Claude-Henri Grignon | 1894–1976

3 avril 2016 : il y a 40 ans décédait Claude-Henri Grignon.

Natif de Sainte-Adèle dans les Laurentides, Claude-Henri Grignon mena en parallèle une carrière de fonctionnaire (notamment agent de publicité au ministère de l’Agriculture du Québec)et de journaliste littéraire auprès de divers revues et journaux (dont Les pamphlets de Valdombre qu’il fonda en 1936). À ce dernier titre, il se fit connaître comme un redoutable critique et polémiste.

 

Ardent défenseur de l’authenticité du parler canadien-français en littérature, il serait le premier à avoir proposé l’expression «joual» pour le caractériser. Particulièrement virulent envers Victor Barbeau et Louis Dantin, il n’avait pas moins été membre de l’École littéraire de Montréal de 1920 à 1926.

 

Trop souvent, l’on oublie l’œuvre polémique de celui qui fut surnommé «Le lion du Nord» au profit de son œuvre romanesque. Un homme et son péché (1933) bénéficia d’un succès inédit à l’échelle canadienne-française. Œuvre classique, roman de la terre, il y insère pour la première fois le trouble d’un personnage, Séraphin Poudrier, rongé par l’avarice, plus fort même que le désir charnel.

 

La réécriture et les adaptations de cet ouvrage furent titanesques : pièces de théâtre, longs métrages, radio-roman (1939-1962), télé-séries (1956 à 1978 et 2016); Les belles Histoires des Pays d’en Haut bercèrent et bercent toujours l’imaginaire de plusieurs générations.

 

«Le lion du Nord», qui se réclamait de la «Vérité», sut rendre libre et authentique le joual que plusieurs littéraires fustigeaient à l’époque. Ses prises de position contribuèrent dès les années 1930 à préparer certains débats linguistiques qui  marquèrent les décennies ultérieures. Nous vous proposons donc de revisiter son œuvre, laquelle est évoquée dans notre exposition permanente, En toute liberté.

 

Suzanne Avon (Arthémise) et Guy Provost (Alexis) dans le film Séraphin (Photo : BAnQ, Centre d’archives de Montréal)

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