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François-Xavier Garneau | 1809-1866

Si l'on commémore aujourd'hui, 3 février 2016, le 150e anniversaire de la mort de François-Xavier Garneau, c'est tous les jours que les visiteurs de la Maison de la littérature peuvent en apprendre davantage sur les auteurs québécois incontournables présentés dans l'exposition En toute liberté.  

 

Né à Québec le 15 juin 1809, François-Xavier Garneau grandit dans le faubourg Saint-Jean avant de devenir l’un des élèves de Joseph-François Perrault. À la fin de ses études, il embrasse la carrière de notaire au sein de la prestigieuse étude d’Archibald Campbell. Très influencé par les événements politiques et culturels de son époque, il est profondément marqué par le soulèvement des patriotes de 1837-1838.


Pendant toute sa vie, François-Xavier Garneau voyage à travers le Canada ainsi qu’aux États-Unis et en Europe (notamment à Paris et à Londres), où il travaille au service du député montréalais Denis-Benjamin Viger. Il revient ensuite fonder sa propre étude à Québec sur la Côte de la Montagne.


C’est à mi-chemin entre la vingtaine et la trentaine qu’il lance d’éphémères journaux (L’Abeille canadienne, 1833-1834; L’Institut ou Journal des étudiants, 1841) et consigne ses récits de voyage ainsi que des poèmes. Il prend également peu à peu conscience de sa vocation d’historien. En 1842, il est traducteur à l’Assemblée législative, puis, deux ans plus tard, greffier de la Ville de Québec. En 1845, il publie les premiers tomes de son Histoire du Canada. Il devient membre fondateur de l’Institut Canadien de Québec en 1848.


Son Histoire, qui comble un profond vide de l’historiographie canadienne-française, est à la fois inspiré des encyclopédistes et des romantiques. Fruit d’un travail acharné et d’une importante documentation, son ouvrage devient l’un des plus importants écrits québécois du XIXe siècle.


En proie à une santé fragile, François-Xavier Garneau meurt le 3 février 1866, alors qu’il est déjà proclamé « historien national » du Canada français.

 

« Rien ne prouve que les Français établis en Amérique aient perdu, au contraire tout démontre qu’ils ont conservé ce trait caractéristique de leurs  pères, cette puissance énergique et insaisissable qui réside en eux-mêmes et qui, comme le génie, échappe à l’astuce politique comme au tranchant de l’épée. »

Histoire de Canada, Bibliothèque Québécoise, réédition 1996, p. 65.

 

 Jean-Philippe Marcoux-Fortier

 

 

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