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Gaston Miron

Lundi 12 décembre 2016.

 

Il y a 20 ans, l’un de nos plus grands poètes nationaux, né à Sainte-Agathe-des-Monts en 1928, nous quittait. L’homme incarnait une idée de l’identité québécoise, tant par ses écrits que son action militante.

 

 

 

 

 

Gaston Miron a vécu les bouleversements de la société canadienne-française en passe de devenir québécoise, fréquentant le juvénat des Frères du Sacré-Cœur à Granby (1941-1946), pour se diriger ensuite vers Montréal. Il a cofondé les Éditions de l’Hexagone en 1953, maison devenue depuis mythique, tout en travaillant également pour d’autres éditeurs. Très actif dans la vie littéraire, il s’investissait  constamment dans l’action militante, résolument nationaliste québécoise. Il voyait toutefois ces deux pans de l’écriture et du militantisme comme antagonistes, tel le poème et le non-poème, et était constamment déchiré entre ces deux actes.


Il laisse une œuvre qu’il considérait comme inachevée, se déclinant en  trois grands cycles poétiques (La Marche à l’amourLa Vie agoniqueLa Batèche) et deux cycles plus courts (L’Amour et le MilitantLes Poèmes de l’amour en sursis), en plus d’écrits en prose. Six recueils en résultent, dont L’homme rapaillé, devenu un livre totalisant, qui a englobé une bonne part des autres au cours de nombreuses rééditions du vivant de l’auteur (1970, 1981, 1993, 1994) qu’il considérait toujours comme non-définitives.


Les plus grands prix littéraires d’ici lui ont été décernés (Duvernay, David, Molson). Il est, par ailleurs, le premier poète québécois à avoir été publié dans la collection «Poésie» de Gallimard et l’un de nos écrivains les plus reconnus en France, pays avec lequel il a entretenu de nombreux échanges.


Dans sa poésie, Miron s’identifie très fortement au peuple québécois, passant régulièrement du Je au Nous, ressentant viscéralement tous les déchirements de sa société, ses rêves comme ses déceptions à travers son expérience personnelle.


La liberté chez Gaston Miron semble s’être vécue au personnel comme au collectif, empreinte d’une grande quête d’amour.


À découvrir à la Maison de la littérature à travers l’exposition En toute liberté…

 

photo© : Jean-Pol Stercq

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