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Samedi 25 août 2018

Spectacles et événements

Départ au Monument Wolfe


10 h 30
20 $
Réservez
418 641-6797, poste 3
La Promenade des écrivains - Regards de flâneuses

Les femmes voient la ville différemment, se l’approprient d’une autre façon. Si le territoire se lisait soudain au féminin, que découvrions-nous? Chez Adrienne Choquette (Laure Clouet, 1961), la bourgeoise claustrée avance à tâtons hors des sentiers battus, tandis que l’héroïne d’Andrée Maillet (Les remparts de Québec, 1965) se promène de nuit, flambant nue, en signe de contestation. Chez Denise Desautels, la poète se promène Dans une ville étrangère (1989), respire le fleuve, « [d]e fragment en fragment, jusqu’à ce que le bruit de l’eau réconcilie les villes, la réalité de la vision et la mémoire. » Avec Lise Tremblay, « la femme qui marche » mène une errance incessante dans les rues du Vieux-Québec, pour arrêter le temps. (L’hiver de pluie, 1990.) Pour Nicole Brossard, les ruines de la ville sont objets de fascination: « Elles forcent en nous la pensée du temps, une sensualité du temps aussi simple que il était une fois au bord de la mer, la transparence, la pureté, la nature grandeur nature. » (Hier, 2001.) Quant à Martine Delvaux, elle questionne sa ville natale, qui lui est étrangère, par laquelle elle tente de recoudre les blancs de ses origines. (Blanc dehors, 2015.) Chez ces six écrivaines, arpenter la ville répond à la quête identitaire, un appel à créer pour prendre part à la mémoire.

 

Départ : Monument Wolfe, devant le Musée national des Beaux-Arts du Québec, Québec

 

Depuis dix-huit ans, La Promenade des écrivains fait connaître le patrimoine littéraire de Québec, par des visites guidées où des textes d’ici et d’ailleurs, d’hier et d’aujourd’hui sont lus sur les lieux-mêmes qui les ont inspirés.

 

Photo : Marie-Claude Fortin